Musée de l’Yser / Museum aan de IJzer
Le vendredi 29 mai 2026, la Province de Flandre-Occidentale, Refugee Work Flanders, et le Museum aan de IJzer (Musée de l’Yser) présenteront à Diksmuide (Dixmude) le projet artistique et photographique « Tissons des liens. Pas des menottes. ». Ce projet associe l’œuvre monumentale « Tissons des liens. Pas des menottes. » de l’artiste Bénédicte Moyersoen à une exposition photographique du photographe Sipan Hota. À travers l’art, la photographie et des témoignages personnels, le projet invite les visiteurs à réfléchir aux thèmes de la migration, des rencontres et des liens sociaux dans le Westhoek.
L’exposition se déroulera du 30 mai au 30 septembre 2026 au Museum aan de IJzer à Diksmuide (Dixmude).
Au centre se trouve l’œuvre « Tissons des liens. Pas des menottes. » de Bénédicte Moyersoen. L’installation, qui couvre 700 m², est composée de plus de 112 000 attaches de câble. Réalisée grâce à des initiatives citoyennes venues de toute la Belgique, elle est installée à Diksmuide, à l’intérieur comme à l’extérieur, dans et autour de la tour IJzertoren.
Portraits en duo
En parallèle des œuvres d’art, le photographe kurde-syrien Sipan Hota présente une série de portraits en duo d’habitants du Westhoek, issus ou non de l’immigration. Ces photos sont accompagnées de textes et d’enregistrements audio. Elles racontent des histoires personnelles sur la mémoire, les rencontres, les réseaux sociaux et le vivre-ensemble dans la diversité.
Sipan Hota : « Quand on écoute vraiment quelqu’un, on perçoit tellement de compréhension. Je peux souvent faire le lien entre ce qu’il a vécu et mes propres expériences. Certaines histoires me touchent profondément, mais je suis surtout reconnaissant de pouvoir les enregistrer et les transmettre. »
« Avec “Tissons des liens”, nous rendons les liens visibles. L’art et la photographie rassemblent les gens, mais ils ouvrent aussi le dialogue sur qui nous sommes, d’où nous venons et comment nous vivons ensemble. C’est important dans toutes les régions, mais certainement dans le Westhoek, où la mémoire, la communauté et les liens sociaux sont si fortement présents », explique la députée Kelly Detavernier.
Projet participatif avec une large collaboration
« Tissons des liens. Pas des menottes. » est bien plus qu’une simple exposition. En amont du projet, des groupes de la région participent activement. Des personnes issues de l’immigration et d’autres non travaillent ensemble autour des œuvres et discutent de migration, de perceptions, de rencontres et de coexistence locale.
Ce projet est une collaboration entre la Province de Flandre-Occidentale, Refugee Work Flanders et le Museum aan de IJzer. Divers partenaires, autorités locales, organisations, associations, écoles et participants du Westhoek y participent également.
Après son installation au Museum aan de IJzer, l’exposition photographique deviendra itinérante. Elle visitera les municipalités de Westhoek et s’installera dans des lieux accessibles tels que les mairies, les bibliothèques et les salles de sport.
Week-end d’ouverture avec les créateurs et les participants
Le projet sera ouvert au public le samedi 30 mai. Durant le week-end d’ouverture, les participants seront mis à l’honneur. Le samedi, les visiteurs pourront également dialoguer avec l’artiste Bénédicte Moyersoen et le photographe Sipan Hota.
Ainsi, « Tissons des liens. Pas des menottes. » vise non seulement à montrer, mais aussi à susciter le dialogue. Le projet offre un espace pour les témoignages personnels et cherche à contribuer à une vision ouverte et respectueuse du vivre-ensemble dans la diversité.